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Laisser le perroquet dans sa cage ? hors de question |
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"Laisser le perroquet dans sa cage ? hors de question pour certains propriétaires" par Carla Thornton
traduit par Wen
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| Phoebe, gris du gabon |
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Chaque Week-end, Janet Jeanpierre et son mari partent avec les enfants et Phoebe, gris du gabon, en dehors de la ville dans leur land rover.
Quand ils atteignent le désert juste à l’extérieur de Riyadh, Arabie Saoudite, la voiture, s’arrête, ils ouvrent la porte au porteur de Phoebe et la laisse partir librement.
Parfois, Le perroquet vole droit vers l’horizon, volant jusqu’à ce
qu’elle ne soit plus qu’un point au loin. La plupart du temps, elle
reste près d’eux, formant de long huit au-dessus des dunes. Le perroquet
gris et trapu plonge, poussant des cris perçants en esquivant les
arbustes pointillant le paysage. Parfois elle avertit ses propriétaires
avant de raser leurs têtes.
Les acrobaties aériennes de Phoebe font sourire de Janet. « elle aime
feindre qu’elle est un missile de croisière, effleurant le désert et
passant au dessus des buissons ; dernièrement elle a fait beaucoup de
rase motte vraiment rapides »
Après environ une heure, Janet souffle dans un sifflet ordinaire pour
signaler à Phoebe qu'il est temps de revenir. La grise, glisse avec
obéissance pour un atterrissage parfait sur sa main. Alors, la famille
repart en voiture pour 45 minutes de route pour rentrer chez eux.
C’était une nouvelle bonne heure de vol pour Phoebe la grise.
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| Le rognage contre le vol |
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Le fait de laisser voler les perroquets de compagnie n’a rien de nouveau. Avant les cages étaient produites en masse, les oiseaux n’étaient que des objets, particulièrement en Europe
Mais de nos jours, un perroquet en vol reste tout de même quelque chose d’inhabituel. En fait, cela peut être carrément controversé.
Demandez juste au dresseur d'oiseau Chris Biro. Comme Janet, Biro va à l’encontre du conseil standard actuel et ne rogne pas les ailes de ses oiseaux. Depuis 1993, il a laissé ses perroquets - comprenant une conure de Patagonie, deux conures mitrées, une conure soleil et deux aras - voler librement sur sa propriété rurale près d'Amboy, Washington.
Mais Biro sait faire plus que discuter de sa passion avec les gens. Quand il a essayé l'Internet il y a quelques années, il « a été royalement descendu en flammes et critiqué » dit-il. « je peux vous assurer que le mot controverse va prendre un autre sens pour vous si vous cherchez des informations ou d’autres personnes pratiquant le vol libre »
Les controversants accusent Biro d'exposer inutilement ses oiseaux aux rapaces et aux autres dangers extérieurs. Ils l'ont traité de mauvais propriétaire.
Peu après cet incident, Biro décida de commencer sa propre liste de discussion pour les personnes qui partageaient son intérêt de laisser leurs oiseaux de compagnie voler librement. Il l'a appelé “vol libre” (ndlt: « freeflight ») après le passe-temps du domaine aéronautique.
Il ne l’a pas regretté. Pas plus que les presque 500 abonnés du monde entier qui ont trouvé une maison à freeflight@yahoogroups.com , y compris Jeanpierre.
Les praticiens du vol libre pensent que leurs perroquets sont plus heureux, ont une vie plus saine que les oiseaux aux ailes rognées. Ils croient aussi que, fait de manière sérieuse, voler n'est pas aussi dangereux que d'autres pourraient le penser.
Personne ne connaît le nombre de propriétaires de perroquet pratiquant le vol libre. Ils ne représentent probablement qu’une fraction de la population de propriétaires d'aujourd'hui.
Une porte-parole pour l'association des vétérinaires aviaires, qui publie de temps en temps des rapports de position sur les questions de santé d’oiseaux de compagnie, a dit qu'elle n'avait jamais entendu parler du phénomène
Les fans du vol libre ne sont pas gênés par ceci. Ils disent que le vol libre est non seulement devenu une façon de vivre pour eux, c’est aussi l’une des meilleurs décisions qu'ils aient jamais prises - pour leurs oiseaux ou eux-mêmes.
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| Voler au naturel |
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La plupart des personnes qui décident de permettre à leurs oiseaux de voler sont au début attirés les merveilles dont leur oiseau de compagnie est capable. Jeanpierre a souhaité entraîner son oiseau au vol libre en extérieur après avoir vu un reportage sur la chaîne « animal planet » où ils montraient des aras en vol libre dans un parc anglais. «j'étais stupéfaite. Je voulais que mes oiseaux soient capables de faire de longs volsl et non pas se contenter de traverser une pièce » a-t-elle dit. Maintenant Jeanpierre présente en vol libre extérieur des psittacidés de toutes sortes de familles incluant Bitsy, un pionus senilis.
Emily Heenan a d'abord dit « je ne pourrais jamais laisser un de mes cacatoès voler librement, c’est inconcevable » Cependant, plus elle observait les oiseaux d'un ami, plus sa résolution est devenue forte d’offrir aux siens la même liberté.
Jeanpierre, Biro et Heenan pratiquent la forme "la plus pure" du vol libre: permettre à un oiseau de voler dehors sans volière de protection ni harnais.Le propriétaire a seulement un “cliker”, un sifflet en plastique ou bien sa propre voix pour contrôler les mouvements de l’oiseau. Dans le meilleur des cas, cela inclut de rappeler le perroquet quand il est temps d’arrêter.
Beaucoup de propriétaires s'exercent avec des clickers, une forme de renfort positif très favorisée maintenant par la communauté cynophile. Suivie d’une récompense, un clicker peut être une manière efficace d'enseigner des "tours" s'étendant de simplement faire monter un oiseau sur votre main, apporter des jouets ou voler d’un point à un autre.
La plupart des propriétaires chaperonnent les excursions extérieures de leurs perroquets. Cependant, certains permettent à leurs oiseaux d’aller et venir sans surveillance continuelle.
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| Établir des règles |
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Laisser un oiseau faire du vol libre peut sembler aussi facile que laisser des plumes rognées repousser. Mais le vol libre responsable implique beaucoup plus qu'un ensemble complet de plumes, indiquent les experts.
Pour une chose, les oiseaux ne sont pas automatiquement des voleurs experts. C'est une compétence qui doit être apprise, idéalement à un jeune âge - et la plupart des oiseaux de compagnie sont loin d’atteindre leur pleine capacité
« Pour des oiseaux adultes, apprendre ces compétence peut demander des mois ou même des années, alors que dans la nature cela ne prend que quelques semaines » dit Biro
Etant également un éleveur amateur, Biro commence à dresser au vol libre ses oisillons avant qu’ils ne soient sevrés. « Il est beaucoup plus facile - et plus sûr - que l'oiseau apprenne à voler à ce moment, plutôt que plus tard » dit-il «les oiseaux adulte peuvent éventuellement apprendre à bien voler, mais la plus longue période d’apprentissage les expose plus aux prédateurs que sont les rapaces »
« Beaucoup de perroquets de compagnie peuvent devenir des adeptes du vol en intérieur, mais cela ne veut pas automatiquement dire qu’ils peuvent bien voler en extérieur » dit Biro
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| Les atterrissages approximatifs |
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Prenez l'atterrissage, par exemple. Dehors, un oiseau doit non seulement apprendre comment choisir une branche qui soutiendra son poids, mais aussi contrôler sa vitesse, pour ne pas dépasser sa cible.
L'atterrissage se révéla épineux pour la femelle gris du gabon, Phoebe.
Lors de sa première sortie dans le désert, l’oiseau ne parvenait pas à comprendre comment descendre et se contenta de faire des cercles sans fin au dessus de Jeanpierre. Finalement, elle réussi à se rehausser pour attraper le gris à bout de souffle
Tout en apprenant à manœuvrer et à se contrôler, les oiseaux de vol libre en extérieur doivent également devenir physiquement assez endurants pour résister aux rigueurs de plus longues distances de vol, et apprendre comment identifier des signes d’atterrissage pour ne pas qu’ils se perdent
Naturellement, les oiseaux doivent se débrouiller la plupart du temps, dit Biro, mais le propriétaire apporte sa contribution en leur apprenant le signal de rappel et en leur fournissant des terrains de vol les plus sûrs possible.
La plupart des adeptes du vol libre commencent en intérieur, en entraînant leurs oiseaux à exécuter des sauts courts entre un perchoir et leur bras et inversement, en rallongeant de plus en plus la distance.
Après plusieurs mois - ou parfois des années, dans le cas d’oiseaux adultes - les propriétaires commencent à pratiquer la même chose en extérieur.
Emily Heenan a passé deux ans à exercer chacun de ses cinq cacatoès, y compris les prendre dehors avec des harnais pour leur faire reconnaître le terrain, avant de leur permettre de voler dehors.
Quelques propriétaires ont développé leurs propres techniques de formation pour s’adapter à des circonstances spéciales.
Captain, le conure à tête sombre (ou conure de Weddell) de Heidi Jankowski, était distant avec elle mais aimait la femelle de la famille, Maggie. Ainsi Jankowski a employé Maggie comme attrait de vol, la tenant dans une main tout en tournant son corps sous un angle et offrant son autre main à Captain comme lieu d'atterrissage.
D'autres propriétaires disent qu'un rapport étroit avec leur oiseau est ce qui les garde prés d’eux « Elliott revient vers moi parce qu'il veut être avec moi, pas simplement parce que je lui donne une récompense » raconte Tom Beard au sujet de son cacatoès de Goffin, qui vole dans son voisinage semi rural.
Quand il vole, Elliott reste toujours dans le champ de vision de Beard et garde le contact en disant à plusieurs reprises « Salut mec ! ». Pour ramener Elliott, Beard tapote son avant bras gauche avec sa main droite.
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| Risques faibles |
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Toutes les espèces de perroquets ne font pas de bons oiseaux de vol libre. Cacatoès, aras, gris du gabon et conures sont parmi les meilleurs candidats, car ils répondent bien aux signaux de rappel et aux entraînements qui y sont associés.
Dean Moser craignait de ne pouvoir entraîner son oiseau favoris, l’eclectus, à voler en extérieur parce qu’il n’avait jamais entendu parler de quiconque ayant essayé. Mais Moser l’a tout de même fait et a découvert que Nicholas, son mâle eclectus était vraiment excellent à ça.
Maintenant Moser laisse régulièrement voler Nicholas, avec plusieurs autres oiseaux de compagnie, dans les champs près de sa maison.
Pour voir une vidéo de Goffin, le cacatoès Volant vers la fille de Moser
:
http://otchronicles.com/mayjune2003/goffinvideo.wmv)
Les callopsittes sont considérés comme douteuses pour le vol libre. Nomades de nature, la plupart des callopsittes mises au vol libre ont tendance à voler en ligne droite pour ne pas revenir.
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| Le lieu |
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Une autre clé de la réussite du vol libre est de choisir le bon endroit. Pour la plupart des oiseaux, c'est un espace découvert sans arbres, sans grands bâtiments et autres objets de distraction, pour ne pas mentionner les chats, chiens, lignes de haute tension et voitures.
Par conséquent, les habitants des villes se trouvent souvent obligés d’embarquer leurs oiseaux pour se rendre dans un pré ou une pâture.
« le grand désert ouvert est un joli endroit sûr pour commencer l’entraînement d’un oiseau au vol libre » dit Jeanpierre. « je peux atteindre mes oiseaux avec ma Land Rover très rapidement, donc même si jamais ils partaient droit devant sans se retourner (ce qui ne s'est jamais produit), ils ne pourraient pas voler hors de la vue avant d’avoir à atterrir
Emily Heenan a présenté au vol libre son cacatoès rosalbin, Gucci, à la maison d'un ami dans le pays. Gucci a volé en tant qu'invité pendant une année. Puis, comme beaucoup d'autres propriétaires urbains de perroquets de vol libre, Heenan décida que peut-être il était temps de s’adapter de manière permanente au nouveau style de vie de son perroquet.
Ainsi elle a déménagé « j'ai organisé ma vie spécifiquement afin de permettre à mes oiseaux de pratiquer le vol libre de manière sûre » dit Heenan, qui laisse maintenant voler non seulement Gucci, mais aussi quatre autres cacatoès incluant un huppe jaune, deux alba et un Moluques.
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| Quand les excursions se terminent mal |
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Peu importe la manière dont l’oiseau et le propriétaire sont entraînés au vol libre, quelque chose peut toujours tourner mal. Parfois, le détail semblant le plus inoffensif peut mettre des bâtons dans les roues.
Jeanpierre suit une liste stricte de « à ne pas faire » pour éviter d’effrayer son gris du gabon, Phoebe. Elle ne porte jamais de vêtements non familiers, n’utilise jamais de harnais qu’elle devrait enlever avant de laisser voler son oiseau, et n’apporte jamais d’appareil photo.« j'ai constaté que les moments où j’ai eus des ennuis étaient reliés à ceux où l'oiseau avait été stressé au décollage » a-t-elle dit. « ils ne semblent pas penser clairement. »
Pour Shanlung, un consultant en matière de technologie qui habite dans Chiayi, Taiwan, des pigeons ont ruiné un bon moment. Après avoir passé plusieurs mois à entraîner son gris du gabon, Tinkerbell au rappel, Shanlung décida qu'elle était prête pour son premier grand vol en extérieur. Shanlung a emmenée Tinkerbell dans une zone isolée avec du gazon sur le sol. Quand ils sont arrivés, il a installé ses jouets et un perchoir pour fournir une base familière, et il a marché dans les environs avec elle sur son épaule pour l'aider à s’orienter.
Avec la plus proche tour à prés d’un kilomètre 600, et une visibilité suffisamment bonne pour la voir nettement, Shanlung s’est senti confiant et s’est dis que Tinkerbell resterait en vue où qu’elle aille. Mais quand Tinkerbell a finalement décollé de son épaule, elle s’est rapidement mise à tournoyer à 30 mètres de haut et a rejoint une bande de pigeons passant par là. Tandis que son épouse, Joy, restait derrière au cas où Tinkerbell revenait, Shanlung a sauté sur sa moto et a roulé à toute vitesse vers la ville en essayant de garder Tinkerbell en vue. Mais c’était inutile. La brume a avalé l'oiseau et après 40 minutes de recherche acharnées sur la périphérie du lieu, Shanlung déprimé, retourna retrouver sa femme. Shanlung ne comprend pas comment ses prétentions au sujet des capacités du vol de Tinkerbell pouvaient avoir été si sous-estimées « Je continue à me demander comment ma Tink pouvait voler si loin et si haut avec aucun signe de fatigue » dit-il
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| Nous avons votre oiseau |
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Shanlung avait placardées plus de 60 affiches autour de la ville et avait dit à tous ceux qu’il croisait qu’il avait perdu son oiseau. Deux jours plus tard un appel anonyme a informé Shanlung qu'une famille avait trouvé Tinkerbell et projetait de la garder. Avec l'aide de voisins, Shanlung a remonté la piste à une maison où un des enfants avait sorti Tinkerbell hors d'un arbre.
La famille s'avéra être amicale, et après avoir bu et discuté avec les parents pendant une heure, Shanlung repartit avec non seulement son oiseau mais également une bouteille d'un vin de prune fait maison. «Dieu sait, que j’ai abordé le vol libre de manière soigneuse et méthodique, » dit-il de sa première expérience de vol libre « Et j’ai failli perdre Tinkerbell. Tink aura une autre chance de vol libre, mais pas tout de suite »
Même les adeptes de vol libre expérimentés peuvent rencontrer des problèmes. Il y a trois ans les conures de Biro effrayées, ont volé hors de sa vue quand il les a libérés dans un terrain peu familier pour un événement se déroulant dans une vallée particulièrement boisée en Californie.
Une fois, Obee, la conure de Patagonie, resta dehors toute la nuit. Et une autre fois, elle disparue à Seattle après une démonstration. Biro finit par la retrouver 5 jours plus tard chez une famille qui avait déjà coupées ses ailes.
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| Danger aérien |
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Si une crainte apparaît indistinctement plus grande que toutes les autres pour les personnes qui laissent voler leurs oiseaux, c'est une attaque de faucon. À la différence des perroquets sauvages, qui voyagent habituellement en bandes protectrices, la plupart des oiseaux de compagnie volent en solo, ce qui les laissent plus vulnérables aux rapaces recherchant des proies faciles.
Avec la pratique, quelques perroquets de compagnie peuvent développer par la suite les qualifications de manoeuvre nécessaires pour esquiver les prédateurs tels que celles des éperviers de Cooper. Mais même les bons voleurs ne peuvent pas toujours échapper à un rapace déterminé. Les faucons sont considérés comme étant particulièrement dangereux. Chronométrés à plus de 418 km/h en piqué, ils peuvent facilement tuer d’une seule attaque.
Tôt ou tard, la plupart des perroquets de vol libre ont à faire avec un de ces prédateurs.
« Elliott a été chassé par un faucon à deux reprises » raconte Tom Beard au sujet de son cacatoès de Goffin. Les deuxième fois le cacatoès a gardé son sang froid et est parti se cacher dans les arbres jusqu’à ce que le rapace (qui n’était pas vraiment plus grand que le Goffin) ne se décide à partir.
Janet Jeanpierre a observé avec horreur Griffin, un autre de ses gris, se faire frapper à plusieurs reprises par « une sorte de grand rapace » alors qu’il volait dans le désert. « beaucoup de coups dans de la part de l’oiseau de proie, beaucoup de hurlement et de coups de klaxons depuis la Land Rover, sans parler de la famille au désespoir » dit-elle en se rappelant de l'incident. Jeanpierre croit que la vacarme que sa famille a aidé à produire a fini par convaincre le faucon de renoncer et par permettre à Griffin de se poser, indemne.
Un incident bien plus effrayant s'est produit ce printemps, quand Jeanpierre découvrit un faucon pèlerin « échappé et dressé » chasser son plus récent oiseau de vol libre : Phoebe.
« le faucon dressé n'était pas le moins du monde effrayé par notre présence comme les oiseaux sauvages le sont » dit-elle « cela pris un moment à Phoebe avant qu’elle ne considère le faucon comme étant assez loin et moi assez proche pour pouvoir risquer de ralentir et atterrir »
Pour réduire le danger venant des faucons autant que possibles, la plupart des propriétaires d’oiseaux de vol libre deviennent attentifs. Ils évitent de faire voler leurs perroquets lorsque la population de faucons est trop importante, et ne les laissent pas voler avant, pendant ou après un mauvais temps, quand les rapaces sont le plus actifs.
« j'ai appris quels faucons en particulier étaient les plus susceptibles de représenter un danger dans ma région, comment les identifier, leur migration, leurs habitudes de chasse et de reproduction » a indiqué Emily Heenan. « je n'ai jamais perdu un oiseau en raison du vol extérieur, bien que je sache que nous avons été très, très chanceux. »
Peu de propriétaires voient réellement des prédateurs tuer leurs oiseaux, mais quand un perroquet disparaît, ils pensent au pire.
Jeanpierre, propriétaire de Phoebe, a perdu deux gris du gabon depuis qu’elle est devenue une adepte du vol libre.
Grayson, à qui elle a permis de voler en ville, ce qu’elle considère maintenant comme étant une erreur, a pu être capturé par un local, qui pouvait le vendre pour un mois de salaire.
Mais elle doute que Griffin, qui s'est échappé par une porte ouverte peu de temps après avoir survécu à sa première attaque de faucon, soit encore vivant. « je suis sûre qu'il a été pris par un rapace, car ils venaient à peine d’arriver de migration » dit-elle
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| Collés prés des maisons |
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La crainte des rapaces et autres risques extérieurs incite beaucoup de propriétaires à pratiquer des variations plus sûres de vol libre.
Comme beaucoup de propriétaires d'oiseau, Dorothy Schwarz emmène ses deux Gris dehors avec des harnais. Mais les harnais de Schwarz sont spéciaux: ils sont faits maison avec de la corde en nylon légère afin que les oiseaux puissent voler. Les laisses longues de 6 mètres permettent aux oiseaux harnachés d’atteindre les branches voisines et le toit de la maison d’un étage de Schwarz. Casper vole même en cercles « comme un cheval dans un manège » Une fois, Schwarz a accidentellement lâchée la laisse d’Artha et elle s’accrocha à un arbre. « Artha a balancé comme un pendule jusqu'à ce qu'un pompier courageux ne grimpe à l'arbre et ne coupe la branche, et elle est tombée dans mes bras » se rappelle Schwarz. Hormis cet épisode plutôt dérangeant, les harnais ont bien fonctionné. « je ne pense pas qu'ils soient un substitut pour le vol libre, mais si vous êtes comme moi et inexpérimentée, ils sont un compromis, » dit Schwarz. « les oiseaux sortent, pour voir des personnes et des endroits et pour avoir de nouvelles expériences »
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| Venons-en à l’intérieur |
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Bien sûr, la plupart des propriétaires considèrent que le type le plus sûr de vol libre est celui se déroulant dans la maison.
Robbin Whitbread dit que ses conures frontalis, ses inséparables de fisher et son gris du thimney sont si doués pour voler à l’intérieur qu’ils peuvent filer « du sol au plafond en quelques secondes ». Ils redescendent de la même manière, directement vers le bas en étendant leurs ailes « comme des parachutes » dit Whitbread.
Le seul oiseau qu'elle ne laisse pas voler et son gris du gabon qu’elle garde attaché car l’oiseau handicapé vole droit vers les murs.
Malheureusement, le vol d'intérieur n'est pas toujours sûre, non plus. Avec leurs ailes entières, les oiseaux d'intérieur sont bien plus enclins à s’échapper que ceux aux ailes rognés.
Lynda DeTar a laissé les plumes des ailes de son gris de Timneh, Lola, pousser parce qu’elle tombait souvent de son perchoir quand elles étaient rognées. Cependant, Lola s'est échappée deux fois quand DeTar est distraitement sortie avec l’oiseau sur l’épaule.
Une fois, DeTar passa trois jours avec anxiété à parcourir les voisinages avant de finalement localiser son oiseau prés d’un complexe d'appartements voisin.
Avril Salem ne fut pas aussi chanceuse avec sa callopsitte, Cheeky. La journée, l'oiseau appréciait la sortie sur la plage de Salem et la nuit, il dormait sur un portique de jeux pour enfants prés de son lit. Cheeky était si fidèle envers sa maîtresse qu’elle pouvait l’emmener à la plage sur son épaule.
Puis, durant un voyage d'affaires en 2001, Salem apprit que Cheeky s’était échappé par une porte ouverte en la recherchant.
Elle placarda 300 affiches stratifiées, envoya des fax à chaque vétérinaire dans les 2 kilomètres environnants, expédia 1000 cartes postales colorées aux résidences de secteur, et consulta même un oiseau « psychique ».
« Petfinders.com m'a indiqué que j'étais le propriétaire le plus persistant qu'elle n’ait jamais rencontré, » se rappelle Salem.
La perte de Cheeky fait toujours souffrir Salem, qui continue à balayer les annonces perdu /trouvé. « je n’abandonnerais jamais » a-t-elle dit
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| Les experts en santé désapprouvent |
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La plupart des vétérinaires froncent les sourcils sur le fait de permettre à des perroquets de compagnie de voler librement, spécialement dehors.
« Je pense qu'il est extrêmement irresponsable de garder des oiseaux exotiques en liberté, » dit Dr. Kenneth Welle, qui traite des oiseaux et tout autre exotiques à l’hôpital de toutes les créature et animaux à Urbana, Illinois « Ils ne sont pas disposées à éviter les prédateurs de ce continent. Comment répondent-ils à l’attaque d’un faucon pèlerin ?».
« En tant que vétérinaire je recule quand je vois des chiens et des chats que les gens laissent lâchement errer » ajoute Welle « Je ne veux certainement pas que les propriétaires d’oiseaux commencent à imiter ce qui a été longtemps considéré comme maltraitance envers les animaux de compagnie traditionnels »
Beaucoup d’experts en matière de comportement d'oiseau sont d’accord
« Vous prenez la décision de risquer la vie de votre oiseau – il ne la prend pas » précise Mattie Sue Athan qui a une fois, par le passé récupéré un ara macao avec les ailes entières s’étant échappé et qui était affamé.
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| Accrochés à leurs décisions |
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Les résultats ne découragent pas les passionnés de vol libre qui disent que les changements physiques et mentaux positifs qu'ils voient dans leurs oiseaux de vol sont supérieurs et valent le coup de prendre des risques.
Ses trois callopsittes d'intérieur restants apprécient leur résistance améliorée et ont développé de plus grands muscles de poitrail et ont « de plus grandes queues » indique avril Salem. L’un d’eux a arrêté ses hurlements habituels
Certains disent que le vol peut traiter le piquage
Tom Beard a au début sortit son cacatoès de Goffin, Elliott, avec un harnais, en espérant distraire l’oiseau pour qu’il arrête de se piquer. Les promenades l’ont tellement aidé que Beard a décidé de laisser Elliott voler dans la maison et ensuite, vu qu’il devenait de plus en plus doué, dehors dans la cour « Je savais qu’ils avaient besoin de soleil et d’exercice pour se sentir mieux » Finalement Elliott a arrêté de se piquer et Beard pu lui enlever le collier qu’il portait depuis deux ans.
“ Il est passé d’un oiseau se piquant avec acharnement, s’automutilant, d’un caractère ‘me touchez pas’ à un oiseau heureux, en bonne santé, très bien sociabilisé, bien formé, au caractère ‘j’aime tout le monde’, l’oiseau qui est la joie de ma vie » déclare Beard avec enthousiasme
Même ceux qui ont perdu des oiseaux parce qu'ils avaient leurs ailes entières ne regrettent pas leur choix.
Aussi dure est la douleur d’avoir perdu Cheeky, April Salem ne voudrait pas changer ce qu’elle a fait « le vol avait trop d’importance pour lui » dit-elle
Jeanpierre qui a perdu deux gris est du même avis : « Le vol libre permet à mes oiseaux un certain exercice physique très laborieux qui je pense les soulage beaucoup leur stress »
Les adeptes du vol libre reconnaissent que leur façon de garder leurs oiseaux n’est pas faite pour tout le monde.
« Le style de vie de beaucoup de gens ne permettrait pas un vol libre sûr pour leurs oiseaux » dit Emily Heenan. « il exige une discipline, une conviction, un environnement approprié et un contrôle de cet environnement que beaucoup de gens n’ont tout simplement pas »
Biro croit également que chaque propriétaire d'oiseau doit prendre la meilleure décision pour son propre animal de compagnie. Pour lui, c’est permettre à ses oiseaux d'apprécier les mêmes libertés - et survivre aux mêmes dangers - que les perroquets sauvages.
Heenan est d’accord avec ça « J’en suis venue à croire que mes perroquets préféraient vraiment une courte mais joyeuse vie de vol libre qu’une longue est ennuyeuse existence clouée au sol »
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| Assez de vol, merci |
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Quelques oiseaux prennent leur propre décision au sujet du vol, et ce n'est pas toujours ce à quoi les humains s’attendent.
Quand Jordan, un ara chloroptère , était à « Sea World » il vola pour tout une vie. Pendant trois années le grand ara a rasé quotidiennement les têtes des spectateurs frémissant dans une arène en plein air.
Puis Jordan a perdu son travail à cause de réductions de budget et est allée vivre avec Cathy Timma à St Louis. Bien qu'il ait été de manière permanente retiré du show business, Timma a supposé que le grand et bel oiseau serait désireux de continuer à utiliser ses ailes.
Mais apparemment Jordan n’avait pas vraiment envie de revivre son passé. Jusqu'ici, il a repoussé chaque tentative pour le faire voler que Timma a essayé. « peut-être n’aimait-il pas vraiment les exhibitions et préférerait-il être un simple oiseau de compagnie ? » supposa-t-elle
Pas de problèmes pour elle, Jordan est le bienvenu pour se détendre avec son cacatoès aux ailes rognées et ses quatre autres aras ; elle dit « je vais juste le laisser être lui-même »
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| Perroquet Mania
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